Destination Mexique: Oaxaca, la ville de jade

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Oaxaca, la ville de jade

Oaxaca, la ville de jade

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La concentration de tant de trésors architecturaux dans une seule ville a valu à Oaxaca d’être inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Autant dire que c’est une visite absolument à faire.

La capitale de l’Etat de Oaxaca, stratégiquement située au centre du Mexique, a été fondée en 1529 par Alonso García Bravo. Rapidement, les Indigènes sont convertis au catholicisme et les dominicains s’adonnèrent aussitôt à la tâche de construire des églises magnifiques et des couvents aussi solides que beaux. Les demeures coloniales y sont somptueuses aussi, grâce aux revenus, à l’époque, d’une industrie textile prospère et d’une teinture naturelle, la cochenille.  Les Espagnols ont édifié leurs bâtiments avec une pierre verte, la cantera verde, d’où le surnom de la ville. La concentration de tant de trésors architecturaux dans une seule ville a valu à Oaxaca d’être inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Autant dire que c’est une visite absolument à faire.

 Flânneries

Ancienne Plaza Mayor et aujourd’hui Plaza de la Constitution, le zócalo est le cœur de la cité et  point de départ rêvé d’une ballade. Entourée d’arcades ( portales ) où s’étalent des tables de café, on peut s’y installer nonchalamment, siroter une boisson et voir les gens passer, avant de se lancer à l’aventure de parcourir la ville.

Une aventure qui peut commencer du côté sud du zócalo, où se trouve le Palacio de Gobierno. Dans sa cage d’escalier, on peut admirer des peintures murales qui racontent l’histoire de Oaxaca. Au nord, sur l’Alameda, s’élève, imposante, la structure massive de la cathédrale, ornée d’une façade baroque splendide. L’ensemble est d’une grande beauté. Sa construction a demandé deux siècles de travaux, de 1553 au XVIIIe siècle.

La rue piétonne Macedonio Alcalá mène directement du zócalo au Musée d’Art Contemporain -MACO-, installé dans l’extraordinaire Maison de Cortés. Celle-ci date du XVIIIe siècle et pas du XVIe, comme son nom le laisse supposer. Ses locaux abritent une important collection d’œuvres des peintres oaxaqueños : Rufino Tamayo,  Francisco Toledo, Rodolfo Morales, entre autres. Il y a aussi des expositions temporaires. La conception des lieux est très réussie, mariant heureusement architecture coloniale et art moderne. Toledo a été l’âme de ce projet. Après la visite, une halte au café du musée, havre de paix dans un cadre ancien, s’impose.

Mais les monuments les plus importants de la ville, à ne pas rater sous aucun prétexte, sont l’église et l’ancien couvent de Santo Domingo de Guzmán, construits entre 1570 et 1608. Chef d’œuvre du baroque mexicain, l’église garde des nombreux trésors dans son intérieur ; parmi eux, l’ arbre généalogique de la famille de Santo Domingo, d’une beauté éblouissante. Les branches, en stuc doré, représentent des feuilles et des fruits. Au bout de chaque une, les bustes polychromes des membres de la famille Guzmán, en allant de Félix Guzmán, le père du saint, jusqu’à leurs descendants du XVII siècle. La nef est décorée aussi selon les mêmes principes, avec dorures et polychromies à profusion. La Chapelle du Rosario n’est pas en reste : cette fois-ci, l’image de la Vierge couronne l’enchevêtrement doré de branches. Le couvent, très bien restauré, abrite le Centre Culturel Santo Domingo. L’histoire de Oaxaca est tracée dans ses 14 salles. Dans la N° 3 est exposé le trésor mixtèque trouvé à Monte Albán, composé d’objets en métaux précieux, turquoise, jade et os de jaguar.

Connaître Oaxaca c’est aussi se perdre dans les allées de ses marchés, qui regorgent de produits de la région et d’artisanat. Le marché Benito Juárez est très pittoresque avec ses pyramides de piments et ses sauterelles comestibles ! ! ! C’est très près du marché 20 de Noviembre, où on peut manger pour pas cher dans l’une de ses fondas et déguster la cuisine oaxaqueña populaire. Quelques cuadras plus loin, le gigantesque Mercado de Abastos propose toute sorte de produits alimentaires, exhibés d’une façon très alléchante. En plus, organisés par métier, avec un grand sens esthétique dans la présentations de leurs produits, les artisans y vont vendre leurs objets touts les samedis.

Pour compléter vôtre visite de la ville, rien de mieux qu’un spectacle folklorique. La guelaguetza, célébrée les deux derniers lundis de juillet, est une fête d’origine préhispanique, pour remercier les divinités ancestrales des bonnes récoltes. Aujourd’hui, rites anciens et religiosité catholique se superposent, donnant des pratiques très particulières et hautes en couleurs. Des groupes de tout l’état se donnent rendez-vous au Cerro de Fortín, portant avec fierté des magnifiques costumes régionales. Si la fête en question ne coïncide pas avec votre séjour, l’hôtel Camino Real ( ancien couvent de Santa Catalina, datant du XVIe siècle) recrée cet événement tous les vendredis.

Sites archéologiques

Monte Albán

Centre économique, politique et culturel de la région avant l’arrivée des Espagnols, Monte Albán, la capitale zapotèque, a vécu son apogée entre les années 300 et 600, mais sa fondation date de 500 a. C.

Autour de la Gran Plaza se trouve un ensemble de temples, bâtiments publics et le Juego de Pelota. L’une de ces bâtisses, l’Edificio L, est décorée des bas-reliefs, les Danzantes. Ce sont des prisonniers et des chefs militaires zapotèques, ce qui met en évidence la stratégie conquérante de cette civilisation pour dominer les peuples voisins.

Edifié sur un plateau artificiel de 400 m. d’altitude, le site est grandiose. Son centre, où alternent temples et terrasses sur des plate-formes, était voué à la vie cérémonielle. Les palais, résidences des gouvernants, des nobles et des prêtres, cachent des tombes dans leurs sous-sols. Le reste de la population habitait à la périphérie. L’ensemble, au moment de sa splendeur, occupait 20 km² et contait 40.000 habitants. A seulement, 10 kms. de Oaxaca, c’est très facile de s’y rendre en transport public.

Mitla

A 43 km. de Oaxaca, Mitla était un centre religieux et le lieux de sépulture des prêtres et des rois zapotèques. L’ensemble est constitué de cinq groupes de constructions, représentatives de la dernière étape de cette culture. Leurs décorations, des mosaïques en pierre, sont très raffinées. Dans certains endroits, les bâtiments étaient ornés des peintures religieuses. Mitla  présente une fusion remarquable des cultures zapotèque et mixtèque.

Les marchés

Pas très loin de Oaxaca, les villages des vallées centrales peuvent se targuer de leurs églises et couvents dont les autels polychromes et peintures sont à couper le souffle. Les artisans y sont très présents et il est possible de leur acheter directement leur production sur place. Les jours de marché  sont très animés et potiers, tisserands ou sculpteurs s’y donnent rendez-vous : lundi, à Teotitlán del Valle ( tissages de grande qualité, savoir faire hérité directement des indigènes ); mardi, Santa Ana del Valle ( grande tradition de tissage, usage des teintures traditionnelles) ; jeudi, Zaachila (marché très animé ) ; vendredi, Ocotlán de Morelos ( figurines en argile, poterie, maison du peintre Rodolfo Morelos ) ; dimanche, Tlacolula ( tissages, animation et une église remarquable, avec des dorures et sculptures magnifiques ).

www.oaxaca-mio.comwww.oaxaca.travel - http://ciudaddeoaxaca.mx

Tags: Unesco, Mitla, Monte Alban, Rufino Tamayo, Santo Domingo, Rodolfo Morales, Benito Juarez, Guelaguetza, Mezcal, zapotèque, mixtèque

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