Destination Mexique: Le Mexique, un palimpseste de civilisations

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Le Mexique, un palimpseste de civilisations

Le Mexique, un palimpseste de civilisations

Le Mexique précolombien n’est pas un mais multiple. Des villes grandioses et fastueuses, des empires méconnus, autant d’atouts qui font le charme et le mystère de cet Eldorado du Nouveau Monde.

Pour comprendre l’histoire mexicaine, il faut garder à l’esprit que le passé lointain est encore important dans le Mexique moderne. Avant l’arrivée des explorateurs espagnols en 1519, la population locale comptait environ 10 millions d’individus, disposant de structures sociales organisées. Trop fortes pour être détruites, elles ont servi de base à la construction de la Nouvelle-Espagne. Une partie de ce riche passé a été préservé, et les cultures mexicaine et espagnole se sont mêlées. De nos jours, on trouve plus de 20-millions d’indigènes, parlant près de 60-langues et dialectes.

La loi du plus fort

Vers 7000 ou 5000 avant J-C, les habitants du Mexique ont commencé à cultiver le maïs, puis le cacao, le haricot, la tomate, le coton, l’agave. Mais ces débuts de vie civilisée n’ont pas été favorisés par la nature. Le plateau central et les vallées de Oaxaca voient les étendues de terres fertiles dévastées par des cataclysmes. Dans les zones tropicales, l’homme doit lutter contre la végétation envahissante, les lourdes pluies, un sol détrempé. On demeure confondu devant l’immensité des efforts déployés, sans animal de bât ni de trait, sans la roue, sans outils de métal. Au cours de ces quatre mille ans de civilisations, des crises sociales et politiques ont marqué les apogées et les chutes d’empires. Plusieurs peuples ont eu une influence prépondérante : Olmèques, Toltèques, Mayas, Zapotèques, Mixtèques, Aztèques. Les plus forts subjuguaient les plus faibles. Ils fondèrent des civilisations dont les hauts lieux -Cuicuilco, Teotihuacan, Tula, Monte Albán, Chichén Itzá, Uxmal- attestent du génie des peuples de l’ancien Mexique. Entre 1500 et 500-avant J.-C., la civilisation des Olmèques fleurit au sud du golfe du Mexique. Première des civilisations connues et mère des suivantes, elle reste encore pleine de mystères. Les Olmèques vénéraient le jaguar, symbole du soleil, et édifient un monde grandiose en pleine fournaise tropicale. D’une originalité déconcertante, il porte déjà les caractères essentiels des arts classiques qui vont s’épanouir des forêts mayas aux savanes du plateau central. Cette civilisation a produit aussi bien des sculptures sur jade d’une extrême finesse que des blocs taillés en forme de têtes humaines aux traits négroïdes et pesant chacun jusqu’à dix tonnes, dont la pierre provenait de carrières distantes de cent kilomètres. Dans la région de México, à 50-kilomètres à peine au nord de l’actuelle capitale du Mexique, des fouilles ont permis d’étudier la civilisation et l’art classique de Teoti- huacan. Cette civilisation pacifique était fondée sur le travail des paysans du plateau. Dominée par les pyramides de la Lune et du Soleil, la cité s’étendait sur vingt-quatre kilomètres carrés. Centre religieux, puissante cité politique et commerçante, elle fut aussi un centre résidentiel dont de nombreuses fouilles ont mis au jour les ruines. Teotihuacan a connu son apogée au début du Vème siècle et s’est éteinte au VIIème siècle, après avoir dominé la région pendant six ou sept siècles. Bien plus tard, les Aztèques seront émerveillés par les pyramides du Soleil et de la Lune et y situeront l’origine de ces astres, voyant dans cette cité les vestiges d’un âge mythique.

Les Mayas

La civilisation mexicaine s’intellectualise avec l’art classique maya. Pour la première fois, on se trouve en présence d’un peuple dont on connaît les caractères ethniques, dont la langue est encore parlée de nos jours et dont la civilisation, bien que décadente, était encore bien vivante quand les Européens sont entrés en contact avec elle. Leur territoire s’étend sur près de mille kilomètres du Nord au Sud et sur une largeur variant de 400 à 600 kilomètres, une zone dépassant largement les frontières de l’actuel Mexique et se situant entre le Yucatán et le Pacifique, mais constituant une unité ethnique et culturelle remarquable. C’est vers l’an 300 de notre ère que l’art maya atteint sa perfection classique. Les centres mayas se comptent par dizaines et l’on en découvre encore parfois, perdus sous l’épais manteau de la jungle yucatèque. Ce sont Chichén Itzá, Uxmal, Palenque ou Bonampak.

Les Mayas pratiquent une écriture hiéroglyphique et utilisent le zéro bien avant les Européens. Sur certaines stèles, on relève des calculs sur les mouvements de la planète Vénus. Chaque cité constitue un centre, sorte de petit État gouverné par ses prêtres, savants et astronomes régnant sur une population agricole. Certaines cités se font la guerre, mais aucune ne possède de fortifications. L’armement peint sur les fresques se résume en un bouclier et une lance. Aussi, lorsque les Mayas se sont heurtés, à la fin du Xème siècle, aux belliqueux Toltèques armés de javelines et de pro- pulseurs, ils furent battus. Leur civilisation est certainement celle qui a atteint le plus haut degré dans les domaines de la pensée et de l’art. Les vagues successives d’invasion de peuplades venant du Nord et se fixant dans différentes régions créent des civilisations qui s’interpénètrent. Au VIIème siècle, alors que Teotihuacan décline, que les Mayas sont à l’apogée de leur culture, les Zapotèques œuvrent à Monte Albán, à quelque 600 kilomètres au sud-est de México. Ils édifient une cité orgueilleuse, à la fois nécropole et cité religieuse, perchée à 2000 mètres d’altitude, qui domine militairement la vallée. Pendant ce temps, les Totonaques édifient le sompteux centre d’El Tajín. Mais le grand moment de l’art et de la civilisation de cette partie du Nouveau Monde se situe aux environs de l’an 800 à Tollán, capitale des Toltèques, où règne Quetzalcóatl, le Serpent à plumes, mage, roi et messie, ennemi des sacrifices humains, dont on fera plus tard un dieu. Horde de barbares venus du Nord, les Toltèques se sont d’abord arrêtés, émerveillés, devant les ruines encore imposantes de Teotihuacan, avant de construire, à quatre-vingt kilomètres de ce site, Tollán, l’actuelle Tula. Les vastes salles et les péristyles reflètent les mœurs d’une société qui n’est plus dominée exclusivement par une classe sacerdotale, mais où les guerriers jouent un rôle important. La puissance des Toltèques grandit vite ; ils vont jusqu’au Yucatán, y imposent leur style de construction et leurs dieux, et subjuguent les Mayas.

Les Aztèques

En l’an mil, la vallée de México est marquée par de dramatiques convulsions militaires et sociales. On voit surgir de nouvelles tribus -Nahuas, Mixtèques, Tarasques- venues du Nord. De nouvelles cités s’élèvent, malgré les conflits entre tribus : Tenayuca, Culhuacán, Texcoco. La dernière phase de l’évolution concerne les Aztèques. À travers les grands déserts du Nord, une tribu s’avance. Peu nombreux, faméliques, guidés par un colibrí, -c’est la forme prise par leur dieu Huitzilopochtli qui leur avait ordonné de partir à la conquête du monde. Pendant longtemps, les Aztèques errent dans la vallée de México. Un matin de l’été 1325, ces nomades s’arrêtent et découvrent au milieu du lac de Texcoco une île couverte de rochers. Et voici qu’un aigle royal, posé sur un nopal, dévore un serpent-: c’est le signe attendu depuis cinq cents ans, par lequel le dieu des Aztèques met un terme à leur exode et leur ordonne de construire une ville.

Malgré les nombreuses difficultés, dues à la présence de l’eau, ils agrandissent les quelques îles du lac, y installent des zones de culture. Avant la fin du XIVème siècle, une grande et belle ville s’élève au milieu du lac-: la ville Tenochtitlán (au lieu du centre de la ville de México), créée sous le symbole de l’aigle aztèque aux serres puissantes. Le combat de l’aigle contre le serpent figure aujourd’hui sur le drapeau mexicain -vert, blanc, rouge-.

Le dernier empereur

Petit à petit, la vallée de México devient une vaste confédération. Toutes les tribus, l’une après l’autre, sont absorbées par les Aztèques, peuple qui impose son hégémonie par la violence, par les mariages. Les dynasties se fondent, l’empire aztèque s’étend du Pacifique à l’Atlantique et, au Sud, jusqu’au Nicaragua. Presque tous les peuples indigènes -Totonaques, Mixtèques et même les lointains Mayas- ont accepté le joug des Aztèques, leurs lois et leurs dieux. L’unité est réalisée. En 1502, Moctezuma II monte sur le trône. C’est lui qui recevra Hernán Cortés dans sa cité en 1519. Il n’aura que deux successeurs. Cuitláhuac, qui lui succède, n’a régné que quelques semaines, emporté par une épidémie de variole. Puis Cuauhtémoc, le dernier empereur aztèque, est exécuté en 1525 au cours de l’expédition qui devait mener Cortés jusqu’au Honduras. Cuauhtémoc fait figure encore de héros national dans la mémoire collective des Mexicains.

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