Destination Mexique: Ek Balam : la ville perdue des Mayas révèle ses secrets

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 Ek Balam :   la  ville perdue des Mayas révèle ses secrets

Ek Balam : la ville perdue des Mayas révèle ses secrets

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Depuis de siècles, la ville, dont le nom est celui de l’un de ses souverains, était enfouie dans une épaisse végétation tropicale, complètement oubliée. Cela dit, les habitants de la région ont toujours su qu’elle était là, prête à se dévoiler.

Les archéologues mexicains Leticia Vargas de la Peña et Victor Castillo Borges ont sorti Ek Balam ( Balam = jaguar, Ek = noir, étoile =  jaguar noir ou jaguar étoilé ) d’un long sommeil. Depuis de siècles, la ville, dont le nom est celui de l’un de ses souverains, était enfouie dans une épaisse végétation tropicale, complètement oubliée. Cela dit, les habitants de la région ont toujours su qu’elle était là, prête à se dévoiler. L’explorateur Désiré Charnay est passé par là au XIXe siècle et en parla dès 1886. Plus près de nous, à partir de 1984, des chercheurs des Etats Unis et de l’Institut National d’Anthropologie et Histoire de Yucatán entreprirent des fouilles. Dès 1994, les recherches et la conservation du site sont sous la responsabilité de professionnels de Yucatán, chargés de dégager les vestiges et de les remettre en état.

Une ville à murailles

A moins de 20 km. de Valladolid, Ek Balam occupe quelques 12,5 km², mais les bâtiments principaux se trouvent dans une enceinte de seulement 1, 25 km², entourée des murailles de 3 m. d’épaisseur et 1,5 m. de hauteur. Il s’agit d’abord d’une double muraille que, à l’évidence,  se voulait protectrice du site, ensuite une troisième muraille entoure le centre de cet espace,   très probablement siège du pouvoir et par la même voué au culte religieux. Cette zone sacrée comprenait des temples et des résidences des gouvernants, des prêtres, des commerçants et des courtisans.

L’un des bâtiments principaux, le Palais Ovale, est couronné par un petit temple. Cette bâtisse comporte plusieurs corps superposés et légèrement ovales. Dans les étages inférieurs, il y a des chambres, ce qui permet de penser que c’était un endroit destiné aux cérémonies religieuses, habité par des membres de la noblesse. Le peuple occupait des maisons en dehors de l’enceinte sacrée, construites de la même façon que celles où habitent aujourd’hui les paysans de la région.

L’autre édifice important de la place sud est celui dénommé « Las Gemelas ». Ce sont deux constructions identiques, côte à côte, qui se dressent sur une seule et même structure de base.

Le jeu de pelota se trouve au milieu des deux grandes places du site. Dans sont intérieur, a été découverte une importante offrande  constituée par 90 vases en terre cuite.

Découvertes

Même si l’Acropole n’a été exploré qu’à 50%, elle a livré une partie remarquable de ses trésors. Là ont été mises à jour des façades époustouflantes, révélatrices du génie maya dans toute sa splendeur. En particulier, il y en une entièrement décorée d’un haut relief en stuc, représentant en entier le visage du monstre de la terre. D’après les croyances des Mayas, cet être ouvrait l’accès au monde inférieur et sa gueule grande ouverte de taille gigantesque, avec des crocs énormes, est la porte d’entrée au bâtiment. Cette façade en pierre blanche, étincelante au soleil, appelée « maison blanche de la lecture », d’après les inscriptions trouvées sur place, a dû  être intimidante et produire beaucoup d’impact ; sans doute c’était le but de ses bâtisseurs. Haute expression du baroque maya, elle est ornée de mascarons, formes végétales et fleurs entrelacés. Le front du monstre porte des personnages, en positions différentes, magnifiquement habillés et portant des panaches exubérants. Cet un endroit unique à voir absolument. 

Le tombeau du roi

L’image d’ Ukit Kan Le’k Tok’, roi d’Ek Balam, est parfaitement visible dans des peintures murales. On peut l’admirer à l’entrée de la chambre 42, où il apparaît au centre, majestueusement assis sur un trône, entouré des personnages peints dans une couleur différente, plus foncée. En janvier 2000, après un mois de travail intense dans la chambre mortuaire du roi, nos deux archéologues tombèrent finalement sur l’offrande funéraire. L’emblème de la ville, trouvé sur un tesson, leur confirma qu’il s’agissait bel et bien d’une tombe royale. Les autres fragments du récipient, portant l’inscription « le vase pour boire du cacao d’Ukit Kan Lek », identifièrent irréfutablement le propriétaire du tombeau. Sur son squelette, ils trouvèrent un couteau cérémonial d’obsidienne et un sceptre indiquant qu’il appartenait au roi, ainsi que des nombreux petits coquillages taillés, des perles en nacre et des bijoux en jade, le tout confectionné avec une grande finesse. L’examen approfondi des os du roi révéla qu’Ukit Kan Lek était mort âgé, ce qui porte à croire que son royaume fut long et sans doute prospère. Souverain puissant, fondateur d’une dynastie, il a été divinisé, tel qu’en témoigne une stèle.

Mais Ek Balam enferme encore beaucoup  de secrets.   

Tags: Mayas, Valladolid, Yucatan, Merida, Izamal; zone archèologique, Leticia Vargas de la Peña, Peninsule de Yucatan, Désiré Charnay, Monde Maya, Cancun

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