Destination Mexique: Le village magique de Sombrerete, et son élégante architecture coloniale

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Le village magique de Sombrerete, et son élégante architecture coloniale

Le village magique de Sombrerete, et son élégante architecture coloniale

Si la Révolution a complètement détruit les bâtiments des riches haciendas minières, elle n’a pas pu effacer les traces indélébiles de l’opulence que connut la cité coloniale quand l’argent et l’or jaillissaient en abondance.

Texte : Christiane Goor      Photo : Charles Mahaux

Non content d’avoir découvert en 1546 les richesses minérales cachées sous le Cerro de la Bufa de Zacatecas, l’aventurier basque Juan de Tolosa  poursuivit son exploration vers le nord-est et mit à jour d’autres trésors, neuf ans plus tard, dans un site qu’il appela pompeusement Villa de Llerena de San Juan Bautista y Real de Minas de Sombrerete. Ce dernier nom est le seul qui a survécu d’autant qu’il s’accorde parfaitement encore avec le paysage où est née la petite cité, au pied d’un mamelon rocheux qui a effectivement la silhouette d’un sombrero avec son sommet aplati et ses flancs doucement évasés en forme de chapeau. Si la Révolution a complètement détruit les bâtiments des riches haciendas minières et des propriétés dédiées à l’élevage, elle n’a pas pu effacer les traces indélébiles de l’opulence que connut la cité coloniale quand l’argent et l’or jaillissaient en abondance de la terre, à savoir l’architecture monumentale de ses églises, places et demeures en grès qui dessinent aujourd’hui le cœur historique du village où la vie s’écoule paisiblement.

L’église Santo Domingo de Guzmán dont les hauts murs jaunes brillent sous le soleil surprend par son exubérance inattendue : une façade churrigueresque en grès rose, de nombreuses colonnettes torsadées ceinturées de fleurs et de vignes entrelacées et plusieurs niches qui abritent une Vierge encadrée par des torches en pierre et des statues de saintes. L’avenue principale est bordée par une longue arcade qui autrefois permettait aux mineurs et autres travailleurs saisonniers de se mettre à l’abri du soleil ou de la pluie. Aujourd’hui, l’ombre agréable qu’elles dégagent concentre les jeux des enfants et les terrasses de café. C’est là aussi que s’ouvre le musée municipal qui rassemble dans les murs d’une ancienne maison du 18èmesiècle des objets divers qui racontent ce que fut la vie jadis à Sombrerete : l’établi d’un bottier qui confectionna une paire de bottes pour Pancho Villa, d’anciennes radios, des instruments de musique, de pauvres outils des mineurs et de nombreuses photos et coupures de journaux qui relatent les événements importants qui animèrent la ville. Juste en face du musée s’élève l’église paroissiale de St-Jean-Baptiste dont la coupole fut détruite durant la guerre civile. 

Plus majestueux est l’ensemble que les franciscains ont laissé à Sombrerete sur la place San Francisco : une église cernée d’un côté par la Capilla de la Tercera Orden et de l’autre par le couvent de San Mateo. La chapelle, la plus ancienne, a été construite avec les résidus métalliques de la fonte des minerais dans les fours de la mine. Tout y est sobre pour y abriter la reine des lieux, la Vierge du Refuge. Un siècle plus tard, l’église a été construite avec les deniers d’un moine qui avait été un riche mineur avant de consacrer sa vie au sacerdoce. L’ensemble churrigueresque témoigne de sa fortune. Le couvent est quant à lui un havre de paix avec son patio où croissent de nombreux  fruitiers autour d’une fontaine sur laquelle se penche, plus vraie que nature, une statue de Saint François escorté de deux colombes. Tout autour du jardin, le long des arcades, de nombreuses toiles racontent la vie du saint patron des lieux.

Il ne faut pas quitter le village sans une visite à l’émouvante Capilla de la Candelaria qui fut la première église catholique édifiée à Sombrerete par des indigènes pour des indigènes, ce qui explique certainement sa sobriété et sa simplicité au centre d’une immense esplanade. Elle abrite une belle statue de la Vierge apportée de Séville par Juan de Tolosa au 16ème siècle. Aujourd’hui encore, elle attire les populations indigènes huicholes qui tiennent aussi des échoppes d’artisanat dans la ruelle qui mène à l’église.

Distance
Ville de Zacatecas à Sombrerete : 170 km - Temps de parcours. en voiture : 1h51 
Les compagniesa ériennes desservant la ville de Zacatecas : Aeromexico : https://aeromexico.com/fr-fr - Viva Aerobus : www.vivaaerobus.com

http://turismo.zacatecas.gob.mx 

Tags: Bajio, Ville Patrimoine de l'Humanité, Pancho Villa, Juan de Tolosa, Zacatecas, Revolution mexicaine, Franciscanos

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